Dernière droite
Voilà, hier soir j’ai terminé le premier jet de la troisième partie de mon roman en cours.
Je suis content, je commençais à m’inquiéter des délais. Il me reste environ 4 mois pour terminer le premier jet et la réécriture. C’est si peu avec tout le travail qui m’attend!
Étant un auteur-improvisateur, je serai donc bientôt confronté à la plus grande épreuve: la fin. Là où il faut boucler ce qui ne l’a pas encore été. Je n’aime pas travailler avec des plans, et c’est au moment de la réécriture et, surtout, des derniers chapitres à écrire que j’en paie le prix. Bien sûr, j’ai mon idée de la fin. Mais… c’est plus comme l’idée que se fait un coureur de marathon des derniers kilomètres. Il sait bien ce qui s’en vient, mais pas assez pour savoir quelles embûches se trouvera sur son chemin, et à quel endroit.
J’ai été chanceux cette fois:ce matin en allant reconduire Roxane à la garderie, j’ai eu un flash. Une histoire de mouche que je devrai préparer dès le début du roman ( encore de la réécriture ). Ce qui est bien, quand on est vraiment dans le travail de façon régulière, c’est que ca donne plus de chance que l’inspiration vienne toute seule. On est pas obligé de passer des heures pénibles à se creuser la tête. Vu qu’on est dans le bain, les bulles sont tout près. Quand elles “poppent”, on a le nez dedans et on sait quoi en faire. Un de mes objectifs dans la troisième partie était d’approfondir le personnage principal. Akilal est super cool et tout, mais le lecteur n’en savait pas assez sur lui pour en profiter pleinement. Et, vieille habitude plutôt désagréable, j’ai foutu ces infos dans la troisième partie sur quatre… il faudra donner du bonbon au lecteur pour l,aider à tenir aussi longtemps. Donner des infos sur l’univers, rendre le tout plus limpide, pour me faire pardonner cette avarie de connaissance.
Et je commence a voir où s’en va la quatrième partie. Un Akilal apaisé parce qu’il a découvert sur son passé, qui n’a plus besoin de démontrer à quel point il est fort et méchant. Du moins, c’est là où je veux me rendre. Le tout sera de trouver le juste milieu. Akilal doit rester Akilal… un mage noir ouvertement vilain. C’est ce qui fait son charme, et c’est ce pourquoi je l’aime autant.