Je ne sais plus comment écrire. On ne rigole pas, hein?
C’est ce qui arrive quand on place sa passion en quelque chose d’auss insaisissable que l’inspiration. Depuis maintenant plus de sept mois, je ne réussis pas à commencer de travail important. Pas de nouvelle, pas d’idée de roman… En fait, oui. Plein d’idées. Mais rien d’assez bon.
J’ai l’impression que c’est parce que je n’écris plus pour moi. Commencer à publier, savoir qu’on existe pour d’autres écrivains, ou pour des lecteurs, tout ça… C’est à la fois trippant et déstabilisant. Ça crée plein d’intrusions dans « mon monde ». Ça me fait penser à un passage de Rocky 4. Oui, je sais, je dévoile un aspect vulnérable de ma personalité
mais j’aime bien Rocky.
L’allemand, pendant le combat contre l’étallon italien, se dispute avec son coach. Il est en train de se faire tabasser et l’entraineur lui met la pression. Alors il se met en colère, le bouscule et crie quelque chose comme « Ishkabuu!! » ce qui est sous titré par: Jevais gagner pour moi! POUR MOI!!
Ça m’a marqué. Je trouve capital de concerver ce gros allemand en moi, qui crie qu’il va gagner pour lui, même face à Rocky, même si son pays tout entier veut le voir victorieux. Bon, il finit par perdre, mais l’essence du message, c’est ce « ishkabuu ». Et j’ai l’impression que Rocky commence a s’incarner dans beaucoup de chose de la vie. Le travail, les responsabilité, la peur d’avoir des idées qui ne plaisent pas… tout ça, c’est Rocky qui tabasse mon pauvre Drago.
J’ai eu une résurection d’idée hier. Une idée que j’avais rejetée jusqu’à présent m’a expliqué que je la prenais sous le mauvais angle. Alors je lui donne une seconde chance, en essayant de trouver une porte d’entrée. Je n’ose même pas expliquer de quoi il est question tant j’ai peur de la souffler comme une bougie. Alors je vais essayer de la garder au chaud, de lui faire une place tout en laissant de l’espace à Drago pour qu’il puisse faire son jogging. Pas facile à gérer, tout ça.